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Lettre aux paroissiens de
Sainte-Anne, Saint-Job, Notre Dame du Rosaire et Fatima

 

« La paisible reconnaissance de notre finitude ! »

Notre limite humaine peut se découvrir dans l’extérieur de nos vies au quotidien et aussi au lieu de notre conscience intérieure.

La guerre en Ukraine qui occasionne la perte de notre pouvoir d’achat, l’augmentation du prix de l’énergie, l’inflation qui va nous frapper de plein fouet, constituent les éléments qui vont limiter notre train de vie.  De plus, le réchauffement climatique va nous contraindre à revoir notre style de consommation et par exemple, découragera les déplacements qui nous semblaient normaux à l’occasion des vacances.

Et, plus nous avançons en âge, plus nous est donné de prendre conscience de notre fragilité intérieure.  De grands saints tels le curé d’Ars, Thérèse de Lisieux et Ignace de Loyola ont parlé de « leur misère intérieure ».  Par humiliation ?  Non !  Mais par la prise de conscience de leur finitude fragile devant l’univers et son Dieu !  En revanche, cette lucidité leur a permis de reconnaître, au lieu même de cette modestie, la grâce prévenante de Celui qui est amour.  
« Ce n’est plus moi, mais c’est le Christ qui vit en moi ! » « C’est quand je suis faible que je suis fort ! » nous dit Paul !  Ainsi, la prise de conscience de notre fragilité intérieure devient la condition de la rencontre avec le Seigneur et permet de communier à son éternité.  Ainsi, découvrir les impératifs extérieurs limitant notre train de vie transformera cette pauvreté en voie vers la fraternité.  François d’Assises prit appui sur la pauvreté effective pour bâtir, en une époque égoïste, une fraternité universelle.

 

 

Abbé Christian Tricot, votre curé

   
   

Je vous invite à écouter l’audio !
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sur le site de l’Alliance http://www.up-alliance.be à propos de Laudato Si
 

Evangile de dimanche : commentaires et méditation

 

Être chrétien c’est rendre l’amour de Dieu visible dans le monde.

L’évangile d’aujourd’hui nous présente le testament que Jésus nous a laissé avant sa mort. Tout se passe au cénacle où Jésus fait un long discours dans lequel il donne ses dernières recommandations et nous présente ses dernières volontés. Il vient de passer un moment difficile, l’un de ses disciples l’abandonne, il va le trahir et le livrer à la mort. L’attitude de Judas est un grand questionnement pour Jésus et il en souffre. Comment quelqu’un qu’il a tant aimé et qu’il a choisi parmi ses amis les plus proches peut-il d’un coup se détourner de son maître pour ainsi devenir un traître ? Nous avons beaucoup à apprendre de la réaction de Jésus vis-à-vis de Judas. Il ne profère aucune parole méchante contre lui, bien au contraire, il commence à parler de l’Amour. C’est dans ce contexte difficile qu’il nous donne le commandement de l’amour et il lie ce commandement à l’amour de ceux qui nous font du tort, de ceux qui nous trahissent et nous calomnient, bref de nos ennemis.

Il n’est pas toujours facile de vivre un amour vrai sans l’aide de Dieu. Quand nous voulons comme Jésus construire un monde juste et plus humain, nous ne devons pas nous attendre à ce que ceux qui n’adhèrent pas à Jésus nous écoutent et deviennent facilement nos amis. Selon Jésus, l’opposition que nous rencontrons dans notre société est une opportunité qui nous est offerte de rendre visible l’amour de Dieu dans le monde. Cet enseignement de Jésus est difficile à accepter mais c’est bien cela être chrétien.

L’amour qui a sa source en Dieu est un amour qui ne se laisse pas conditionner, il est complètement gratuit. Avoir l’amour en héritage, c’est le signe distinctif que nous laisse Jésus. Est-il possible d’aimer comme Jésus nous a aimés ? Oui c’est bien possible mais à condition que nous prenions conscience qu’en devenant enfants de Dieu, Dieu nous fait participer à son amour et à sa propre vie. La prise de conscience ne suffit pas, il faut aussi que nous soyons dociles à l’Esprit qui nous oriente vers un amour vrai et profond.

 

Nicole Thumelaire


 

Une prière

 

Seigneur et Père, je te rends grâce,

pour l'Espérance accordée par la résurrection de ton Fils.

Maintenant, il demeure avec nous, "et nous sommes son peuple" !

Merci pour la paix ainsi offerte.

Seigneur et Père, je te loue,

pour l'Espérance accordée par la résurrection de ton Fils.

Maintenant la mort n'existe plus, « Il essuie toute larme de nos yeux ! ».

Merci pour toute l'allégresse permise.

Seigneur et Père, je t'exalte,

pour l'Espérance accordée par la résurrection de ton Fils.

Maintenant un nouveau monde est né, tu fais « toutes choses nouvelles ».

Merci pour toute ta créativité partagée.

Esprit de sainteté, en ce temps de Pâques,

accorde-nous la grâce de pouvoir « demeurer » auprès du Fils,

de déjà communier à son Eternité qui est amour.

Esprit de sainteté, en ce temps de Résurrection,

remplis-nous de ta charité qui ressuscite pour que nous puissions nous aimer les uns les autres.

Esprit de sainteté, en ce temps de Pâques,

accorde-nous la guérison de nos peines, de nos souffrances et de nos douleurs,

« essuie toute larme de nos yeux» pour la plus grande gloire du Père.

 

AMEN

 

abbé Christian TRICOT, votre curé