Si nous prenons du recul, le chapitre 6 de l’Evangile de Jean nous apparait tel une œuvre d’art, un tableau, une peinture évoquant plusieurs thèmes.  Celui de la multiplication des pains et des poissons, ensuite l’évocation de la manne et les cailles reçues par les Israélites lors de leur traversée du désert, le passage sur la mer démontée et enfin le discours dans la synagogue de Capharnaüm.

Chacun de ces éléments tel un phare éclaire la parole de Jésus adressée à ses auditeurs :

« Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c'est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde. » Jean 6,51

Ainsi le Christ vient rencontrer les grandes préoccupations des hommes.  Celle liée à la nourriture et celle de l’énigme de la mort. Aujourd’hui il nous invite à lui faire confiance.  Ainsi, contre l’angoisse de la mort, il ouvre un passage vers le monde des éternels. Contre la souffrance du manque et de la famine, il fédère en sa personne un corps solidaire qui sera capable de vaincre la faim et l’injustice ! Par nos seules forces nous ne pouvons rien faire : la force, le salut de l’humanité vient de Dieu et de Dieu seul !

Abbé Christian TRICOT, votre curé