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Lettre aux paroissiens de
Sainte-Anne, Saint-Job, Notre Dame du Rosaire et Fatima

Temps ordinaire : temps de la prière, temps de l’Esprit Saint

Comme nous l’avons vu les semaines précédentes, le temps ordinaire, proposé par la liturgie, nous invite à vivre des effets de la résurrection de notre Seigneur.

Parmi ceux-ci se manifeste le don de l’Esprit Saint.  Il constitue l’énergie qui a ressuscité Jésus d’entre les morts.  Telle une lumière, il nous permet de concevoir les choses comme Dieu les pense, de réfléchir tel que Dieu réfléchit.  D’interpréter l’Ecriture dans le mouvement de celui qui l’a écrit.  Voici la prière, proposée par la liturgie, le jour de la fête de la Pentecôte.

Texte que nous pouvons réciter plusieurs fois par jour.  Il constitue une invitation à se reconnaitre pauvre, c’est-à-dire à même de recevoir les dons de l’Esprit.  Les voici présentés par Saint-Paul en son épitre aux Galates :

« …  Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. » (5, 22).

  • Viens, Esprit Saint, en nos cœurs, et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.
  • Viens en nous, père des pauvres,viens, dispensateur des dons,viens, lumière de nos cœurs.
  • Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.
  • Dans le labeur, le repos;dans la fièvre, la fraîcheur; dans les pleurs, le réconfort.
  • Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles
  • Sans ta puissance divine,il n’est rien en aucun homme,rien qui ne soit perverti.
  • Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.
  • Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.
  • À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés.
  • Donne vertu et mérite, donne le salut final, donne la joie éternelle

Evangile du dimanche 21 août : commentaires et méditation
Méditation à partir de l’Evangile

Dans l’évangile de ce dimanche, une personne dont on ignore l’identité pose une question pertinente à Jésus : N’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ?

Pour les pharisiens seuls les Israélites pouvaient se sauver tandis que pour les apocalyptiques il n’y aurait que peu de gens qui se sauveraient.  La conception courante du salut à l’époque était que seuls les justes seraient sauvés tandis que les mauvais seraient sévèrement punis par Dieu. Pour se sauver, il fallait obéir scrupuleusement aux commandements de Dieu, le salut était obtenu par les mérites, uniquement après la mort.

Jésus s’oppose radicalement à cette conception du salut.  Pour Jésus, le salut commence ici et maintenant et, au terme de notre vie, nous sommes tout simplement accueillis par le Père.  Le salut est avant tout un don gratuit de Dieu, il consiste à accueillir Dieu dans sa vie et cela doit se faire immédiatement.  Il est impossible de se sauver sans Dieu, c’est lui l’agent principal de notre salut.  Pour se laisser sauver et pour entrer dans le Règne de Dieu, Jésus nous présente aujourd’hui trois images : La vie d’un disciple du Christ doit devenir une lutte continuelle, car nous avons en nous des pulsions qui nous éloignent de notre identité d’enfant de Dieu.  Ensuite, il nous faut entrer par la porte étroite.  Pour bien accueillir le salut, nous devons apprendre à nous faire petits, à nous abaisser.  Enfin, il nous faut avoir la conviction selon laquelle nous sommes appelés à devenir des disciples authentiques du Christ.  Un disciple authentique du Christ se laisse sauver par lui, il ne se sauve pas tout seul.

Ceux qui sont exclus du banquet dans cet évangile évoquent deux raisons pour manifester qu’ils sont de vrais disciples du Christ, : ils ont mangé à sa table et ils ont écouté sa parole.  La référence à l’eucharistie est évidente.  Jésus nous met en garde contre le danger de faire de notre pratique religieuse un lieu pour tranquilliser nos consciences.  En disant « Eloignez-vous de moi », Jésus ne les envoie pas en enfer comme nous le pensons souvent, il veut que nous prenions conscience que nous pouvons nous exclure nous-mêmes de son banquet si nos pratiques religieuses ne s’accompagnent pas d’un amour vrai et d’une vraie charité.

Jésus parle d’un deuxième groupe constitué de ceux qui ne l’ont pas connu mais qui sont mus par l’Esprit Saint, ils ont ouvert leur cœur et ils se sont laissé sauver par le Christ.

Les premiers seront derniers et les derniers seront premiers.  Selon Jésus, le peuple d’Israël qui a été le premier à être invité au banquet a mené une pratique religieuse sans amour et sans charité tandis que les païens ont accueilli ce Règne de Dieu.  C’est un danger qui nous guette nous tous qui prétendons être des disciples du Christ, celui de vivre une religiosité sans amour fraternel et sans vraie convivialité.


 

Allez par le monde entier proclamer la Bonne Nouvelle !         Antienne du Psaume 116

Seigneur et Père, en ce jour nous désirons te louer, nous voulons te fêter.

Depuis plusieurs siècles, tu nous permets de découvrir ta gloire, splendeur cachée dans l’Ecriture de l’Histoire.

Seigneur et Père, en ce jour nous voulons te bénir, nous souhaitons te révérer.

Depuis plusieurs siècles, ton amour s’est montré le plus fort, éclat de la résurrection de ton Fils, enfoui dans les réussites de l’Histoire.

Seigneur et Père, en ce jour nous voulons te remercier, nous aspirons à la louange.

Depuis l’origine des temps, nous savons que ta fidélité est éternelle, réconfort qui nous rassure, nous venons de toi et nous retournons auprès de toi.

Esprit de Sainteté, accorde-nous ta grâce, ainsi nous pourrons annoncer la Bonne Nouvelle à tous les hommes ; confie-nous ton efficacité, ainsi nous aiderons les gens dans le concret, au-delà des discours ; remplis-nous de ta délicatesse, ainsi nous ne nous imposerons pas, mais nous serons attentifs aux autres.

L’amour est bonne nouvelle, il se dit plus dans des actes que dans des paroles.

abbé Christian TRICOT, votre curé