Fête de saints Anne et Joachim 26 juillet
 
Les Evangiles ne font pas mention d’eux, ce sont les apocryphes qui nous révèlent leur nom et nous apprennent qu’ils menaient une vie sainte, possédaient de grands troupeaux et n’avaient pas d’enfant. C’est là chez les Juifs une ignominie qui valait à Joachim de voir parfois refuser l’offrande qu’il apportait au temple.  Jusqu’au jour où, après 20 ans de prière, Anne enfanta Marie qui devait être la mère du Sauveur.  Vu que c’est Dieu en définitive que nous prions, celui-ci nous excuse volontiers d’ignorer la biographie de nos intercesseurs célestes, surtout quand ils n’en ont pas … Aussi sont-ils innombrables les chrétiens dont la dévotion aux grands-parents de Jésus a été récompensée.
Sainte Anne fut honorée en Orient dès le 5ème siècle.  Aujourd’hui encore les Grecs célèbrent 3 fêtes en son honneur. En Occident, son culte semble dater des croisades.  Sa fête, supprimée par saint Pie V, fut rétablie par Grégoire XIII, Grégoire XV prescrivit même de la chômer, Léon XIII la réduisit au rite de 2ème classe, Paul VI mort en 1978, la fusionna avec les deux fêtes 20 mars et 16 août que possédait jusque-là saint Joachim.
Les sanctuaires où sainte Anne est le plus honorée se trouvent à Sainte-Anne d’Auray en Bretagne dans le Morbihan et à Sainte-Anne de Beaupré au Canada français.  Les tableaux les plus célèbres qui la représentent sont ceux de Giotto à Padoue, de Quentin Metsys à Bruxelles et de Léonard de Vinci au Louvres.
 
Un mot sur le prénom d’Anne.  En hébreu, Hanna, signifie la grâce.  Le nom de la grand-mère de Jésus a eu dans toute la civilisation occidentale un usage que seul dépasse celui du nom de sa fille, la Vierge Marie. Sainte Anne dont l’histoire nous est racontée dans plusieurs Evangiles de l’enfance, textes apocryphes des premiers siècles, a été l’objet de cultes particuliers en Orient d’abord, puis en Occident.  D’étonnantes légendes ont circulé sur elle en particulier en Bretagne où elle est vénérée depuis le début de la christianisation.  Il est possible que cette vénération primitive soit le résultat d’une confusion avec la déesse celtique Ana ou Anu qui dans la mythologie irlandaise est la mère des dieux ou avec Aine déesse de l’amour et de la fertilité.  Toujours est-il que la tradition bretonne affirme de sainte Anne qu’elle serait née en Bretagne, aurait été transportée par des anges en Palestine pour donner naissance à Marie, puis serait revenue chez elle par le même moyen.  Anne a été un prénom si apprécié, comme Marie, qu’il a parfois été attribué à des garçons.  Aujourd’hui la forme latine Anna est plus souvent choisie que la forme traditionnelle française.  Comme Marie également, Anne a servi à former de nombreux prénoms composés dont de nombreux subsistent aujourd’hui.  En outre, Anne est à l’origine de plusieurs diminutifs qui sont depuis longtemps considérés comme des prénoms à part entière.  La fête de sainte Anne donne lieu en Bretagne à de grands rassemblements de croyants et de touristes, les célèbres pardons
 

Prière à Sainte Anne

Tu as donné le jour à Marie Immaculée,

qui mettra au monde Jésus,
le vrai Soleil levant,
illuminant notre regard,
Sainte Anne, bénie sois-tu !

Tu prépares aujourd'hui notre cœur
à accueillir ce mystérieux Trésor du ciel
que Dieu a mis entre tes mains
pour nous être donné,
Sainte Anne, bénie sois-tu

Tu nous ouvres la route
dans les nuits de nos hivers
et de nos détresses,
vers la même découverte merveilleuse :
aux carrefours de nos solitudes
resplendit la Présence de Celui
qui est le Chemin, la Vérité et la Vie,
Jésus, le fils adoré de ta fille Marie.
Sainte Anne, bénie sois-tu !

Je sais, ou plutôt je ne sais pas
combien de malades tu as soulagés,
combien de cœurs en peine tu as réconforté,
combien de sourires tu as fait naître dans les berceaux,
combien d'angoisses tu as transformées en espérance,
Sainte Anne, bénie sois-tu !

Sainte-Anne, en contemplant ton visage
si empreint de tendresse maternelle,
nous découvrons le reflet du visage de Dieu,
qui est Amour et Miséricorde.
Sainte Anne, bénie sois-tu !


Gaston LECLEIR

Une simple prière auprès du Saint-Sacrement
 
« Prenez et mangez-en tous, ceci est mon corps, livré pour vous ! »
Seigneur, dans la contemplation de ta présence réelle dans l’Eucharistie
Nous te rendons grâce car tu nous as donné la possibilité de te consacrer du temps.
Il y a tellement de choses à faire,
Le rythme s’accélère, et pourtant tu nous fais comprendre que l’essentiel réside dans la prière. L’action trouve sa source dans la contemplation.
Seigneur, dans l’attention à ta présence de Ressuscité,
Nous te rendons grâce pour le pain, « fruit de la terre et du travail des hommes ».
Pour faire du pain, le concours de la pluie, du soleil et de la terre sont nécessaires
Pour faire du pain, le travail de l’agriculture passe par les labours, les semailles et la moisson.
Pour faire du pain, il faut la collaboration du meunier, du boulanger, de tous ceux qui vont le distribuer.
Seigneur, dans la contemplation de ta présence de créateur,
Nous te louons pour ce pain « qui deviendra le pain de la vie ! ».
Derrière le pain, il y a les combats, les luttes, les victoires et les défaites.
Derrière le pain, il y a l’ouvrage de ceux qui se donnent dans la nuit des hôpitaux.
Derrière le pain, il y a le combat de ceux qui œuvrent dans les ateliers, les usines, les entreprises, les écoles, les chantiers.
Seigneur, dans la contemplation de ta vie présente dans l’Eucharistie,
Nous te remercions pour l’offrande que tu as faite de ton existence imprimée par ton passage sur notre terre.
Le don de toi-même dans l’atelier de Nazareth !
L’offrande de toi-même dans la prédication du Royaume !
Présent de toi-même, par l’attention portée aux pauvres et aux malades !
Cadeau de toi-même, dans le pardon accordé aux pécheurs.
Sacrifice de toi-même, accompli totalement sur la Croix.
Nous t’exprimons toute notre gratitude pour ta solidarité avec l’humanité !
Merci ! Parce que tu es avec nous « tous les jours, jusqu’à la fin des temps » !
Merci ! Parce que tu habites les civilisations, les cultures et les sociétés !
Merci ! Parce que tu fais de l’Eglise les membres de ton corps !
Accorde-nous,
L’énergie, nous permettant d’aimer comme tu as aimé.
L’Esprit, rendant possible famille, relations et communauté.
Force, pour vivre le pardon, en acceptant libération et guérison.
Confiance pour que nous sachions accomplir ta divine volonté et recevoir un jour ta vie pour l’éternité.
 
« Aimer, c’est tout donner et se donner soi-même ! »
 
Abbé Christian TRICOT, votre curé
Prière pour la Trinité
 
A travers les trois couleurs du peintre,
Flammes de rouge, de jaune et de bleu,
Force de lumière dans un concert de teintes,
Vous nous parlez de votre grand mystère…
Nous vous admirons Très Sainte Trinité.
 
A travers l’œuvre du musicien, artiste, compositeur,
Les notes, les rythmes et les clés,
Arc en ciel d’harmonie dans un dialogue de bonheur.
Vous nous confiez votre grand secret…
Nous vous louons Très Sainte Trinité.
 
A travers le portrait des parents qui donnent la vie,
Dans la poésie du don, du partage et de l’accueil
Mouvement de la famille qui aime et s’oublie.
Vous nous conduisez au cœur de votre grande énigme…
Nous vous remercions très Sainte Trinité.
 

Trinité Sainte, accordez-nous la grâce de pouvoir vous contempler,
Dans la musique des mots de la Bible,
Dans la peinture de l’histoire des croyants,
Dans la réalité du combat de chaque jour,
Dans le mystère de l’Eglise qui dit votre amour.
 
Offrez-nous la certitude de nous savoir aimés de Vous,
Par le don du Fils en sa Croix de souffrance,
Par sa divine résurrection qui est nouvelle accordée par le Père,
Par le don de l’Esprit qui construit l’Eglise…
Abbé Christian TRICOT