Un article pour nous donner à penser
Que nous dis-tu ?
Ton Ascension … Nous abandonnes-tu ? Tu disparais dans les nuages...
Et nous te regardons partir scrutant sans fin ton retour car nous ne savons pas vivre sans t’avoir sous nos yeux,
sans pouvoir trouver le chemin qui nous mènera jusqu’à Toi. Oui, nous t’avons maltraité, nous t’avons oublié…
Que nous dis-tu ?
Aujourd’hui le virus… la pandémie… la distance… le masque… le manque de prêtres…
les Eglises vides, le pape priant seul dans la cathédrale …et le Seigneur se tait !
Nous avons beau crier « Seigneur nous coulons pourquoi dors-Tu », le vent hurle…
Que nous dis-tu ?
Ayez confiance, Je suis avec vous mes petits enfants jusqu’à la fin des temps de la noirceur,
je calmerai les vents contraires pour que vous puissiez traverser ce passage houleux.  
Tenez bon car vous pourrez passer par le chas d’une aiguille et rentrer à la maison…
Je vous y attends pour le festin d’une Vie nouvelle et la JOIE éternelle.
« Tu n’es pas le centre de l’univers et c’est une très bonne nouvelle ! »
 
Nicolas Copernic, au début du 16ème siècle, en rupture radicale avec les courants de pensée de son époque,
démontra que la Terre n’était pas le centre de l’Univers.
Non tout ne tournait pas autour de nous,
c’est nous qui étions un satellite comme un autre qui tourne autour du soleil.
Voilà qui était de nature à faire réfléchir les philosophes de l’époque….
Quatre cents ans plus tard, on peut lire dans un journal bien connu,
qu’il est question que les cours de religion deviennent facultatifs.
Nième coup de boutoir d’un dogme au double credo qui emplit l’Occident :
l’homme transcende son environnement et la science est l’instrument,
par lequel il démontrera cet axiome, pour son plus grand confort.
Tout le reste n’est bien sûr qu’inutile bondieuserie surannée….
Il faut reconnaitre que des progrès étonnants ont été réalisés dans tous les domaines de la science :
la médecine, la physique, la mécanique,
la science de l’information, n’ont jamais révélé autant de puissance apparente.
Pourtant à y regarder de plus près, l’infiltration du rationnel dans le sacré,
le mélange des genres confondant intendance et projet de vie,
ont des conséquences qui commencent à se voir.
Nous n’avons jamais eu autant de confort matériel.
Pourtant les cabinets de psychologues ou âtres de tous genres fleurissent à tous les coins de rue.
« Docteur faites quelque chose, je ne suis pas heureux ».
Il traine en toile de fond de la société un dogme tacite qui nous influence tous :
il existerait une combinaison idéale de possessions et d’émotions qui vont faire notre bonheur.
Si nous ne sommes pas heureux, c’est que soit nous n’avons pas assez,
soit nous ne vivons pas assez d’émotions, nous n’éprouvons pas assez de plaisir.
Le marketing nous diffuse cela dans toutes les langues : images de bolides de rêve,
de maisons luxueuses ou de vie en pagne au bord d’une plage à cocotiers aujourd’hui accessible pour une poignée de dollars.
Cette course à l’émotion, que l’on confond de plus en plus avec l’âme,
montre des générations aux caprices grandissants,
papillonnant sans fin à la recherche de la solution à leur équation du bonheur,
fondamentalement biaisée car tournée vers soi.
Bien sûr, il y a des initiatives magnifiques pour la nature, contre la pollution,
le réchauffement climatique, la croissance.
Mais quelque chose de fondamental apparait toujours en toile de fond :
il ne s’agit que d’une autre manière de combiner possession et émotion,
une autre manière de servir ce « moi gourmand » que l’on croit pouvoir satisfaire un jour.
On a peur pour soi, mais pas pour une valeur plus grande que soi.
On exige pour soi plus de liberté, moins de stress, plus de « qualité de vie ».
Mais pas pour quelque chose dont le « Moi » disparait et indépendant des conditions extérieures,
contenant pour l’homme un projet universel, radical oubliant le Moi pour mieux retrouver l’Humain.
A chaque fois, il s’agit d’un modèle géocentrique, ou plus simplement en inversant simplement deux lettres, égocentrique.
C’est là que le fait de jeter aux orties l’enseignement de la Bible va peut-être bien forcer notre société à réinventer la roue de l’âme pour sa survie.
L’enseignement du Christ, la fondation de ce qu’il nous dit, c’est de nous décentrer,
oublier ce MOI pour pouvoir se retrouver SOI,  créature dépossédée de son orgueil,
mais enrichie de la joie sereine de la création, se donnant sans compter,
et tournant le regard vers une cause qui la dépasse plutôt que vers le service de son nombril.
Cette démarche seule, intérieure, fondatrice, 
n’ayant besoin de rien d’autre que de l’écriture et d’une humble solidarité avec l’Autre,
nous met en joie, en marche, en équilibre.
En cela, la joie du dialogue avec Dieu ne perturbe pas l’âme comme le ferait une émotion,
elle l’assied sur une fondation solide, intemporelle, motrice.
En prenant la peine de regarder le Christ qui chemine à nos côtés,
c’est comme si nous avions chacun notre « Nicolas Copernic » à portée de main qui nous dit doucement
: « Tu n’es pas le centre de l’univers et c’est une très bonne nouvelle ».
Car c’est peut-être bien d’humains décentrés, dévoués, en joie d’aimer,
au service de quelque chose pour lequel ils s’oublient, que le salut viendra.
Un paroissien
Un regard
Être confiné nous prive de quelques instants partagés entre amis ou en famille, pas de l'amitié ni de l'amour filial.  
Être confiné ronge notre économie, pas notre capacité à entreprendre ou à vivre avec sobriété.  
Être confiné nous isole pour des raisons de santé, mais il ne nous empêche pas de vivre en solidarité ou en union de prières.
En ces temps où l'incertitude, la lassitude voire la solitude éprouvent nos vies, il est urgent de faire mémoire d'un trésor qui nous remplit le cœur d'une profonde gratitude.  
Une joie qui ne s'arrête pas devant la banalité des écrans ou les gros titres des journaux.  
Une consolation insolite qui nous empêche de tourner en rond, et nous fait entrevoir une ouverture sur ce que nous vivons au quotidien.  
Ce trésor est triple, il est notre plus belle ressemblance au tout Autre.
La première part de ce trésor est le don de création.  Créer devient un acte qui peut tout changer, tout révolutionner.  
Une autre part relève du don de la foi.
Être porté par l'espérance dans le Christ change notre perception du monde. 
Cet élan bouleverse nos vies et transcende les apparences.  Enfin, le don de l'instant présent.  
Car c'est ici et maintenant que notre foi devient une grâce dans l'action de création.
Riche de ce trésor insondable, notre cœur n'est plus aliéné aux inquiétudes du passé ou de l'avenir.  Il est celui d'un enfant, libre de tout confinement. 
                                                           Une paroissienne
Pourquoi ?
En traversant le ravin de nos peurs, l’océan de nos incertitudes.
En côtoyant le précipice du doute, en marchant au travers du brouillard de nos crises, lentement, à pas hésitants, nous avançons, cherchant, et tombant car nous ne comprenons pas le sens de ce non-sens.
N’est-ce pas au plus profond du drame humain, que naît la question primordiale ! Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?
Pourquoi le mal nous brise-t-il ? Pourquoi l’assaut des cataclysmes ?
Pourquoi l’acharnement des guerres, du terrorisme, de la cruauté et de la violence ?
Pourquoi promouvoir la haine et taire la vérité ? Pourquoi la pauvreté nous envahit-elle de toutes parts ?
Ô pourquoi sommes-nous si pauvres pour aimer l’Autre ?
La réponse se fait muette dans le vacarme.  La réponse se cache de ceux qui ne l’interpellent pas.
La réponse se décode, se lit, se découvre, se livre dans le silence profond de l’âme du pauvre.
Là ou aucuns mots, aucunes images ne sont nécessaires.
Car dans ce lieu sacré, le doigt de Dieu et le doigt de l’homme se touchent pour faire éclater ce qui est vrai, la vraie réponse !
Car le sens de la véritable vie se révèle dans sa simplicité.
« Laisse-moi t’aimer, laisse-moi te porter, laisse-moi te soigner, te guérir, te consoler, oui, laisse mon doigt te toucher et tu vivras. Laisse ma vie, celle qui parle du haut de la croix te libérer ».
Et nous répondons : aime-nous Toi, qu’on ne peut nommer. Toi, le tout puissant, l’Amoureux de notre humanité car sans Toi nous sommes perdus dans le brouillard !
                             J. Lasource
Quand le soleil s’endort
 
Quand le soleil se couche dans les nuages ou dans un ciel flamboyant.
Quand tout se fait silence et que la nature se recueille, tu es là.
Quand dans mes pensées tu te fais présent pour me coucher comme on couche un enfant.
Quand tu te penches vers moi pour me bénir.
Avant que la nuit ne m‘enfonce dans le sommeil bienfaisant.
Avant que mes pensées ne s’estompent dans le brouillard de la torpeur.
Avant que ma pauvreté s’expose à ta bonté.
 
 
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